Sorti d’une longue période de guerre civile, le Burundi a connu des cycles de violence inter ethnique dont les femmes ont malheureusement, payé le plus lourd tribut.

A la fin du conflit armé, plusieurs types de violence affectent toujours cette couche de la société, cependant celui de type domestique est plus nombreux. Aussi, la question de viol reste – t’elle taboue sur une grande partie du pays.

Pour lutter contre ces violences, plusieurs associations et ONG burundaises se sont formées et travaillent d’arrache pied avec les populations pour éradiquer ce fléau.
 
Parmi elles, l’Association pour la Défense des Droits de la Femme (ADDF) s’est illustrée de fort belle manière et a noté des avancées significatives dans la lutte pour la promotion des droits de la femme Burundaise afin que celle-ci puisse arriver à occuper valablement sa place dans la société.
 
Depuis sa création en 1996, L’ ADDF née de l’idée de femmes et d’hommes Burundais mène des campagnes de sensibilisation pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles mais aussi pour faire remarquer à la communauté tant nationale qu’internationale que la femme burundaise, comme toute autre femme, a des vertus qu’elle a toujours mises en valeur dans sa famille et dans sa communauté.

 

Une mission : Œuvrer pour l’éradication des violences basées sur le genre et pour le respect des droits humains

Au début de l’année 2010, l’ADDF, avec l’appui de TrustAfrica a commencé l’exécution d’un programme national de lutte contre les violences après la révision et la promulgation du code pénal Burundais le 29 avril 2009.
 
Ce programme est parti du constat qu’une grande partie de la population Burundaise ignorait la loi sur les Violences Basées sur le Genre.
 
La stratégie de cette association a été des lors de mener des campagnes d’information sur cette loi afin d’amener les populations à dénoncer les présumés auteurs de violences afin d’être traduit en justice.
 
Les élus locaux, constituant une passerelle entre les populations et les institutions gouvernementales ont été les premiers bénéficiaires de ce programme. Ils ont été formés sur les dispositions du nouveau code burundais en matière de VBG, les différents types de violences et la durée des peines de prison. A la fin de ces rencontres, chaque élu a pris conscience de la gravité de cette question a brisé le silence en s’engageant à dénoncer les présumés auteurs de violences afin de lutter contre ce fléau qui hante la société Burundaise.
 
Des séances de formations et de plaidoyer ont aussi été menées en direction des membres du Gouvernement, de l’Assemblée Nationale, du Sénat, de la Police, ainsi que des populations.
 
Une success story :

En choisissant de travailler avec ces cibles, Addf a noté une avancée significative dans la lutte contre les Violences faites aux femmes et aux filles. 1935 points focaux, soit 15 par communes, ont été formés pour procéder à la dénonciation des présumés auteurs, à la remontée mensuelle d’information sur le nombre de victimes de violence et surtout au soutien psychologique et physique de ces personnes.
Ainsi, en 2010, 5467 cas de violence ont été recensés et traités contre 3216 de Janvier à juin 2011.

 

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11 September 2011 à 21:54 par aissatou
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